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Ploermel par Robida


Albert Robida (1848-1926), écrivain, journaliste et dessinateur français, célèbre pour ses histoires d’anticipation, dans lesquels il décrit, entre autre, un étrange appareil qui va vous sembler familier. Le téléphonoscope est un écran mural qui diffuse son et image, informations, pièces de théâtre, cours et téléconférences. Et oui, dès 1883, Robida a inventé la télévision! (ou bien l’ordinateur, c’est vous qui voyez!)

Souvent comparé à son contemporain Jules Verne, pour ses romans de sciences fiction (n’ayons pas peur des mots!) truffés d’inventions, les siennes étant, quand à elles, beaucoup plus intégrées à la vie courante. Qui plus est, il imagine aussi les développements sociaux qui en découlent : le tourisme de masse, la pollution, ou bien encore la promotion sociale des femmes qu’il voit en suffragettes, portants le pantalon, fumants, et exerçants les métiers de médecins, de notaires ou d’avocats!

L’œuvre de Robida est constituée de 60 ouvrages écrits, tous genres confondus (anticipation, aventure, jeunesse, histoire, tourisme, architecture ...), 200 livres illustrés, une participation active à environ 70 revues et magazines, et pas moins de 60 000 dessins !

Lorsqu’il voyage, en Italie, en Suisse, en Espagne, ou dans les régions de France, il ne se sépare jamais de ses carnets à croquis et de ses crayons. C’est ainsi qu’au cours de son périple en Bretagne en 1891, il croque quelques vieilles bâtisses de Ploërmel.



On peut reconnaître quelques bâtiments encore présents dans le paysage ploërmelais :


La tour des Thabors (dernière des 12 tours qui existaient à l’origine), et une partie des remparts (construits au 12ème siècle, et démolis au cours du 17ème)






La Maison des Ducs de Bretagne (1150) et le début de la rue Noire (aujourd’hui cette rue fait partie de la rue Beaumanoir). A l'époque, mon immeuble n'était pas encore construit, mais aujourd'hui, j'habite juste à côté!



L’hôtel de La Houle (construit en 1610)


La voûte du Passage des Carmes
 






Exposition Jean-Marie Seveno, Médiathèque de Ploërmel

Un exposition du photographies , à la médiathèque de Ploërmel, du 2 au 20 novembre 2010, ainsi qu'une conférence, le 5 novembre à partir de 19h30, articulée autour de la photographie animalière et de l'expérience hors du commun en milieu hostile. Originaire de Camors, Jean-Marie Séveno s'est lancé très jeune dans la photographie. Son goût prononcé pour les animaux l'a amené également à travailler en tant qu'animateur dans une réserve d'oiseaux à Séné, pendant une dizaine d'années. Après la Finlande en 2005, le Québec en 2006, Jean-Marie Séveno est parti, en 2008, à la découverte des ours bruns sur Kodiak, une île située dans le golfe d'Alaska. «L'intérêt d'une telle expédition pourrait s'arrêter à montrer de belles images. Avec l'exposition, j'ai voulu véhiculer le message d'une nature belle et sauvage mais ô combien fragile. La cohabitation avec le monde sauvage est possible. La sensibilisation à la sauvegarde de la biodiversité est nécessaire. Si cette exposition pouvait amener, ne serait-ce que quelques personnes, à prendre conscience de cet état d'urgence, alors ce serait gagné».




N & JF Guillon exposent à Ploermel

Photographe professionnel , Jean-François Guillon, avec l'aide de sa femme Nathalie, réalise portraits et photos de mariage dans sa boutique Phox à Ploërmel. Il propose tirages numériques et développement, et vend du matériel photographique. Il expose aussi ses travaux personnels, et collectionne les récompenses : Grand prix du jeune reportage en 1994, Dotation Photo Service en 1995, Prix Ilford en 1995, 1997(1er prix), 1998, et 2001, 1er Prix "Enfants" Bourbon-Lancy en 2008, Portraitiste de France 2006 et 2009.




ECLATS 
Photographies de Nathalie et Jean-François Guillon.
A la Chapelle Bleue  de Ploermel, du 26/10/2010 au 14/11/2010.
Visites du mardi au dimanche de 14h00 à 19h00 ainsi que le vendredi de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 19h00.
L'entrée est gratuite.
Cette exposition a été primée au Qualified European Photographers 2010.

Voici venir l'histoire édifiante de l'horloge astronomique de Ploërmel!

Il faut absolument que je vous présente ce petit bijou de technique et d'ingéniosité qui ce trouve dans ma ville. Pour les amateurs de cadrans, de mécanisme d'horlogerie, de roues dentées, et de calculs savants!

Construite de 1850 à 1855 par le Frère Bernardin, c'est une horloge mécanique qui, en plus d'indiquer l'heure, possède une maquette du système solaire, dont les planètes sont réellement mises en mouvement autour du Soleil, et tournent à la même vitesse que dans l'espace.

Protégée par un kiosque vitré, elle se trouve dans la cour du Lycée De La Mennais, accessoirement communauté des frères de Ploërmel.(alléluia!)

Bernardin (qui n'a rien à voir avec Zorro!) a élaboré cette œuvre dans un but pédagogique. (Et parce qu'il n'y avait pas grand chose d'autre à faire à l'époque, imaginez, pas de TV, ni d'internet!)
Les calculs qu'il a faits ont été perdus et personne ne sait comment il a réussi à déterminer le nombre de dents nécessaires aux roues dentées de l'horloge. (plus de 200 pignons tout de même!)

« Après de longs calculs sur son cahier, Frère Bernardin a fabriqué chaque pièce, limé manuellement chaque roue des mécanismes » (le Frère Pascal Le Pape)


Un système de 10 cadrans dotés d'aiguilles indique:
Cadran 1. - L'heure moyenne (au fuseau de Greenwich; qui est le même qu'à Ploërmel, sauf que ça fait mieux de dire Méridien de Greenwich, plutot que méridien de Ploërmel!).
Cadran 2. - C'est un calendrier. La petite aiguille blanche indique la date et la grande, dorée, le jour de la semaine. Bon, jusque là, c'est simple. Ça va se compliquer un peu!
Cadran 3. Le mois lunaire compte 29,53 jours moyens.
La grande aiguille dorée indique les phases de la lune.
La petite, blanche, indique le mois, la saison et le signe
du zodiaque.
Cadran 4. - La petite aiguille blanche donne l'équation du temps, c'est à dire la différence entre le temps vrai et le temps moyen. (Le temps vrai est celui indiqué par le cadran solaire; le temps moyen, lui, absolument régulier, est celui donné par une horloge mécanique. Cette différence peut aller jusqu'à 17 minutes en plus ou en moins. Elle provient, entre autres choses, de ce que la terre parcourt autour du soleil, non un cercle parfait, mais une ellipse presque circulaire et à une vitesse irrégulière [c'est la loi de Képler]). La grande aiguille dorée tourne en sens inverse des aiguilles d'une montre. Les deux rectangles blancs de chaque côtés du cadran, sont mobiles et indiquent le lever et le coucher du soleil (Heu, sur la photo, on en voit qu'un, mais j'irais faire des photos moi même dès qu'il n'y aura plus de touristes!). Ils sont mus (j'aime bien ce verbe!) par deux roues excentriques (des cames) situées derrière les cadrans. Les cames font un tour par an et servent à positionner le lever et le coucher du soleil en fonction du jour de l'année. Ils sont au plus bas vers le 21 juin et au plus haut vers le 23 décembre.
Cadrans 5 et 6. -Ils donnent le temps moyen pour le monde entier. Ces cadrans font un tour sur eux-mêmes en 24 heures. Il est minuit au bas du cadran 6 et au sommet du 5. Il est midi au bas du cadran 5 et au sommet du 6.
Cadran 7. - Donne les positions de la lune; de la terre et du soleil. A la nouvelle lune, les deux aiguilles sont l'une sur l'autre. A la pleine lune, elles sont dans le prolongement l'une de l'autre. Pour le premier et le dernier quartiers, elles forment un angle droit.
Cadrans 8 et 9. - Donnent l'aspect de la voûte étoilée à chaque instant pour Ploërmel. La ligne rouge représente l'écliptique, c'est à dire le trajet du soleil à travers les constellations du Zodiaque tout au long de l'année. Ces deux tableaux font un tour en un jour sidéral, soit 23 heures et 56 minutes.
Cadran 10.- La grande aiguille dorée fait un tour en un an; elle donne la position du soleil sur l'écliptique par son ascension droite et sa déclinaison.
L’aiguille blanche marque les années; elle fait un tour par siècle!
La petite aiguille noire compte les siècles: elle fait un tour en 1.000 ans!


L'horloge centrale, qui est remontée à la main tous les jours par un des frères à l'aide d'une manivelle, actionne les mouvements de 5 tiges de transmission. Les 3 premières tiges, en haut, font tourner l'ensemble du mécanisme.
Les 2 autres tiges actionnent un système planétaire animé où l'on retrouve la Terre, la Lune, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus (Neptune découverte seulement en 1846 n'y figure évidemment pas, pas plus que Pluton) et, bien sûr le Soleil. La Terre tourne sur elle-même, la Lune autour de la Terre, et Jupiter sur lui-même avec ses satellites.
L'horloge astronomique se visite gratuitement. Avec un peu de chance, le frère en charge de son entretien vous fournira toutes les explications, ainsi qu'un historique complet. A visiter aussi, le musée d'histoire naturelle, bon, ça fait grandiloquent dit comme ça, c'est en fait la collection du lycée. Gratuit lui aussi, avec une collection kitsch, rétro, et poussiéreuse de fossiles et de minéraux mais aussi des papillons, coquillages, mâchoires de requins, pinces de homard géant, carapaces de tortues, ossements de différents mammifères, ainsi qu'une magnifique et très longue peau de serpent.